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L’Améthyste (ツ)

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Temps de lecture : 3 minutes

 

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Ailleurs, en ville, et à quelques mètres des autres drifterzs qui s’entrainent avec assiduité en vue du Championnat du monde de breakdance, Aidan prend à part Ashelia pour savoir pourquoi celle-ci n’a pas daigné répondre au message où il lui demandait de sortir avec lui. Son ego en a pris un coup.

— Du coup, j’attends toujours la réponse.

Connaissant son amie, le rouquin est certain qu’elle va se mettre à rougir comme une pivoine, avant de lui bafouiller deux ou trois bêtises pour camoufler sa gêne. Et il va adorer cela… Ses failles, sa timidité : il les a toujours trouvées charmantes.

— Hein ? De quoi ? J’ai répondu à tous tes messages, rougit comme prévu Ashelia, donnant ainsi raison à son ami sur le fait que ses joues allaient s’empourprer en même temps qu’elle lâcherait son mignon petit mensonge.

— Hum… répond Aidan avec un sourire en coin, avant de réitérer tranquillement sa question : « Tu as bien noté que je te demandais de sortir avec moi, je suppose. »

— Euh… déglutit Ashelia de honte, telle une autruche prise en flagrant délit alors qu’elle essayait d’enfoncer sa tête dans le sol jusqu’au noyau terrestre. « Eh bien, euh… »

— Oui ou non ? Quelle était donc ta réponse ?

— Euh, je sais pas, euh…

Las de jouer au chat et à la souris et conscient que s’il continue ce petit jeu, il va finir par s’énerver, Aidan décide de prendre les devants en s’emparant subitement de ses lèvres.

Advienne que pourra ! La réponse à ce baiser sera claire et précise, elle, au moins.

Pour Ashelia, cette langue qui s’enroule autour de la sienne marque une première expérience ; alors qu’elle manque de défaillir, son estomac, désormais attaqué par un millier de papillons voraces, l’incite à s’agripper à son rouquin tout en essayant tant bien que mal de tourner sa propre langue autour de la sienne. L’exercice ne lui parut nouveau que durant une trentaine de secondes, car très vite, elle y prit goût et trouva la chose délicieuse. C’était donc cela, le premier baiser ! ! Dégoûtant au premier abord, mais terriblement excitant par la suite !

Le cœur battant, elle lui pose ses deux mains sur les joues afin de lui attraper délicatement le visage. Il doit comprendre qu’elle veut qu’il l’embrasse encore et encore, longtemps, sans interruption…

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Temps de lecture : 3 minutes

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Hélène Ségara Elle Tu Laimes Video Paroles French Lyrics
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♪ Elle, tu l’aimes – Hélène Ségara  ♪

 

Le surlendemain, au lycée, Trisha, qui est aux anges depuis la renaissance de son couple, inonde sa meilleure amie de son bonheur.  Joyeuse, elle lui raconte tout, dans les moindres détails, sans penser à mal, songeant que celle qui partage sa vie depuis le collège sera ravie pour la résurrection de son histoire d’amour avec son compagnon.  Une pensée bien naïve puisque, Amy, sous ses sourires forcés et son air enjoué, souffre comme jamais.

Moi, j’enferme… Ma vie dans ton silence… Elle, tu l’aimes… C’est toute la différence…

Et pour couronner le tout, Joakim n’est pas sur place, aujourd’hui.  Pour changer.  Amy en est encore plus désespérée.  Si au moins elle avait pu le croiser quelques instants, discuter un moment en sa compagnie… Peut-être auraient-ils pu enfin retrouver un terrain d’entente, une certaine complicité ; amicale, pourquoi pas.  Et sûrement plus si affinités, par la suite…  La blondinette soupire lorsqu’elle se remet à espérer cela, car elle se souvient ensuite des insultes et rabaissements de son amant.  À ce souvenir, la colère lui noue de nouveau l’estomac et quelques larmes lui montent aux yeux.  Décidément, en ce moment, elle ne fait plus que pleurer pour lui…

Plus ma peine… grandit en ton absence…  Plus tu l’aimes… C’est toute la différence…

Intriguée par sa soudaine détresse, Trisha n’attend pas une seconde pour lui demander ce qu’il pouvait bien lui arriver et Amy ne se fait pas prier pour éclater en sanglots dans ses bras.

Elle, tu l’aimes si fort…  Et moi… Je n’aime toujours que toi…

Entre deux balbutiements, Amy se renseigne sur la réponse à une question qui lui semble vitale aujourd’hui.  « Est-ce que malgré les embûches de la vie, ces deux meilleures amies sauraient toujours rester unies ? » « Est-ce que rien ni personne ne pourrait, un jour, réussir à se mettre en travers de leur amitié afin de les séparer ? » Surprise par ces questions, Trisha acquiesce énergiquement pour la rassurer avec cependant un soupçon d’inquiétude.  Que craignait donc son binôme ?

 

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Quelques heures plus tard, Joakim se rend enfin chez son psy.  Il a passé l’après-midi au siège des hôtels Peninsula pour pirater certains dossiers de la CIA dans le but de tirer d’affaire l’un des investisseurs de Kristofer.  Cela, en dépit de la demande de ne pas être sollicité pour cette tâche.

Lorsque Kristofer veut quelque chose…  Cela ne sert à rien de tenter de lui faire changer d’avis car il peut déblatérer des heures sans jamais ressentir de lassitude.  Joakim n’a pas la patience de supporter cela, il préfère flirter une fois de plus avec la légalité en cédant aux supplications et couinements de son comparse bien trop capricieux à son goût.

 

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C’est donc fourbu, mais toutefois serein, que le jeune Bauer commence sa séance aujourd’hui en parlant de sa vie, de son enfance…  tandis que son psy le redirige doucement vers le sujet qu’il voudrait creuser.

D’où peut donc venir cette haine que son patient semble porter au monde, à lui-même, à son intelligence ?  Pourquoi se déteste-t-il ?  Lui qui semble si brillant, pourquoi a-t-il toujours tenu à cacher ses capacités ? Pourquoi en aurait-il honte ?  Pourquoi semble-t-il en vouloir à ses parents ?  Réalisant que son psychiatre l’incite trop à parler, Joakim commence à ressentir un agacement crescendo et souhaite écourter son heure.  Il a besoin de rentrer chez lui…

Alvin Graham accepte gentiment de raccourcir la durée de sa séance, bien conscient que, vu la façon dont le concerné se braque désormais, il n’en tirera plus rien aujourd’hui.  Qu’à cela ne tienne, il retournera creuser au cœur du sujet sensible une autre fois, il n’est pas pressé.  Il en a déjà découvert beaucoup sur son jeune prodige.

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Pendant ce temps, Trisha arrive à Click Models pour son shooting du jour. Elle semble radieuse et d’excellente humeur.

Pleine de bonne volonté, elle n’attend pas une seconde pour se presser auprès de Jay Keller afin de s’excuser avec sincérité pour le pansement qu’elle constate sur son nez.

« Elle est tellement désolée que tout se soit passé ainsi… » Tout en le suppliant de ne pas lui reprocher le fait qu’elle ne lui ait pas envoyé de réponse à son SMS de la veille. Nerveux, Jay n’attend pas pour lui poser la question qui fâche, mais dont il n’attend qu’une seule réponse : « Non voyons, je ne me remettrai jamais avec lui. J’aimerais qu’on continue là où on s’était arrêté, toi et moi… »

— Oui, on va réessayer encore une fois avec Joakim, je suis désolée… lui répond pourtant son crush roux en détruisant par cette phrase ses maigres espoirs. « Et d’ailleurs, c’est délicat à dire, mais… Enfin, tous les deux, toi et moi, on va devoir prendre un peu de distance, je veux dire, surtout au niveau des messages, des appels, mais je suppose que tu t’en doutes… Parce que c’est notre dernier essai avec Joakim et j’ai vraiment envie que ça marche, alors… »

Elle ajoute tout cela comme si elle n’avait pas déjà ressenti l’aigreur pourtant palpable de son amie modèle.

– Oh, très bien. Mais rassure-toi, je n’avais plus l’intention de t’envoyer de messages, grince Jay en retour, frustré, blessé, mais aussi très humilié. « et sincèrement, je te souhaite bien du courage avec ce connard, tu vas en avoir besoin. Puis au fait, sache que si je ne l’ai pas démonté, hier, ce n’était que par respect pour toi. Sinon j’en aurais fait qu’une bouchée. »

Trisha sourit gentiment en direction de son interlocuteur en le remerciant pour son refus de violence, alors qu’elle a conscience que son collègue lave actuellement sa virilité salie.  

— Et donc, tu vas prendre des photos avec ton pansement, ou pas ? Parce qu’entre nous, ça te donne un côté encore plus sexy que d’habitude !

Elle se montre réconfortante, car consciente que pour Jay, être abîmé du visage reste le pire des supplices.

— Non, j’allais justement m’en aller, là. Fernando m’a dit de revenir quand mon nez sera guéri et pas avant. J’ai de la chance, tu me diras, car il n’est pas cassé.

— Ouf alors ! Eh bien ça te fait quelques jours de congé à siroter des cocktails sur la plage ! J’espère que tu vas en profiter !

La veille, Jay lui aurait répondu qu’il n’allait pas s’en priver et qu’il espérait bien qu’elle se joigne à lui pour cela, mais aujourd’hui, il va se contenter de lui répondre qu’elle a bien raison, il va se régaler ! avant de filer hors de l’agence, las d’avoir perdu tous ces jours, semaines, à pourchasser une idiote accrochée à un crétin.

Minayaverse

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