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Pendant ce temps, Trisha arrive à Click Models pour son shooting du jour. Elle semble radieuse et d’excellente humeur.

Pleine de bonne volonté, elle n’attend pas une seconde pour se presser auprès de Jay Keller afin de s’excuser avec sincérité pour le pansement qu’elle constate sur son nez.

« Elle est tellement désolée que tout se soit passé ainsi… » Tout en le suppliant de ne pas lui reprocher le fait qu’elle ne lui ait pas envoyé de réponse à son SMS de la veille. Nerveux, Jay n’attend pas pour lui poser la question qui fâche, mais dont il n’attend qu’une seule réponse : « Non voyons, je ne me remettrai jamais avec lui. J’aimerais qu’on continue là où on s’était arrêté, toi et moi… »

— Oui, on va réessayer encore une fois avec Joakim, je suis désolée… lui répond pourtant son crush roux en détruisant par cette phrase ses maigres espoirs. « Et d’ailleurs, c’est délicat à dire, mais… Enfin, tous les deux, toi et moi, on va devoir prendre un peu de distance, je veux dire, surtout au niveau des messages, des appels, mais je suppose que tu t’en doutes… Parce que c’est notre dernier essai avec Joakim et j’ai vraiment envie que ça marche, alors… »

Elle ajoute tout cela comme si elle n’avait pas déjà ressenti l’aigreur pourtant palpable de son amie modèle.

– Oh, très bien. Mais rassure-toi, je n’avais plus l’intention de t’envoyer de messages, grince Jay en retour, frustré, blessé, mais aussi très humilié. « et sincèrement, je te souhaite bien du courage avec ce connard, tu vas en avoir besoin. Puis au fait, sache que si je ne l’ai pas démonté, hier, ce n’était que par respect pour toi. Sinon j’en aurais fait qu’une bouchée. »

Trisha sourit gentiment en direction de son interlocuteur en le remerciant pour son refus de violence, alors qu’elle a conscience que son collègue lave actuellement sa virilité salie.  

— Et donc, tu vas prendre des photos avec ton pansement, ou pas ? Parce qu’entre nous, ça te donne un côté encore plus sexy que d’habitude !

Elle se montre réconfortante, car consciente que pour Jay, être abîmé du visage reste le pire des supplices.

— Non, j’allais justement m’en aller, là. Fernando m’a dit de revenir quand mon nez sera guéri et pas avant. J’ai de la chance, tu me diras, car il n’est pas cassé.

— Ouf alors ! Eh bien ça te fait quelques jours de congé à siroter des cocktails sur la plage ! J’espère que tu vas en profiter !

La veille, Jay lui aurait répondu qu’il n’allait pas s’en priver et qu’il espérait bien qu’elle se joigne à lui pour cela, mais aujourd’hui, il va se contenter de lui répondre qu’elle a bien raison, il va se régaler ! avant de filer hors de l’agence, las d’avoir perdu tous ces jours, semaines, à pourchasser une idiote accrochée à un crétin.