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L’Améthyste (ツ)

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Temps de lecture : 4 minutes

 

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=== 8 juin, 16 h 15 ===

Alors qu’elle rentrait chez elle précipitamment, dans le but de s’habiller en vitesse afin de courir à l’hôpital pour voir son petit-fils gravement malade, Vanessa a soudainement la désagréable surprise de découvrir sa fille chérie, effondrée sur le sol de sa salle de bains.  Cela ne lui dit rien qui vaille…

Il a dû arriver un malheur et si cela n’est pas à cause de l’un des rejetons Bauer, cela ne peut être que la faute de ce crétin de Raphaël…

D’une pierre, deux coups : Vanessa vise juste lorsqu’elle apprend le décès d’Alarich, le malaise d’Erika ainsi que la terrible dispute qui a eu lieu entre les époux Bauer.

La sexagénaire en tombe des nues.  Alarich Bauer est décédé. Le plus pur de cette famille de fous les a quittés !  Son cœur se serre et elle en veut au couple Bauer de ne pas l’avoir prévenue avant.  soi-disant que tout s’est passé si vite, et blablabla…

Elle s’empêche de fondre en larmes car sa fille a besoin d’une épaule pour pleurer.  Ils ne peuvent pas tous s’effondrer… Il doit rester des piliers dans cette famille et eux ne peuvent pas encore pleurer pour Alarich, ou prier pour le rétablissement d’Erika.  Ils doivent empêcher cette mère de famille dévouée de sombrer.

Énervée contre Raphaël, Vanessa ne peut s’empêcher de lui en faire prendre pour son grade, cet incapable, ce cloporte qui ose faire souffrir sa fille dans pareil moment !  Quelle idée de l’épouser, ce maudit pigeon inutile !

Eva n’est pas de son avis et, tout en pleurant, elle ne fait que se reprocher les mots cruels qu’elle a eus pour son époux.  Son cœur saigne.  L’homme de sa vie ne méritait pas toutes ces injures et elle ne sait pas ce qu’il lui a pris.  Elle devra s’excuser au plus vite…  « Blablabla », râle Vanessa, agacée que sa fille défende sans arrêt son bon à rien de beau-fils.

Erwan intervient dans la conversation, après avoir écouté la mère et la fille quelques instants, en silence. 

Il demande à son épouse de le suivre quelques instants dans la cuisine.  Il souhaite s’entretenir avec elle une minute.  Vanessa râle en se relevant du sofa pour le suivre, l’air boudeur et en maugréant de plus belle dès qu’elle se retrouve seule avec lui :

— Je sais ce que tu penses !  Mais, ce couillon de Raphaël est juste le pire abruti que la terre ait pu porter !  Il peut pas chopper des hémorroïdes et rester enfermé, lui, à la fin ??

— Arrête, il est avant tout son mari et en agissant comme tu le fais avec Éva, tout ce que tu gagnes, c’est de la blesser, elle, avant toute chose !  Alors je t’en prie, arrête d’essayer de détruire ce couple, car si par malheur cela arrive, tu sais très bien qu’Éva ne s’en remettra pas !

— Rolalala, arrête tout ce mélodrame, mon cœur, je ne détruis rien du tout !  Ce bon à rien n’est rien sans Éva, tu penses vraiment qu’il peut divorcer ?!  C’est rien qu’un clochard social, ce type !  Le toutou d’Éva !  Il peut beugler tout ce qu’il veut, jamais il ne divorcera !

— Arrête de leur mettre des bâtons dans les roues, ils n’ont pas besoin de ça, surtout en ce moment où ils viennent de perdre leur fils et qu’ils doivent absolument rester soudés pour se remettre de cette épreuve !  Fais comme moi, ne te mêle de rien de ce qui se passe dans cette histoire, tourne le dos à la caméra, acquiesce quand on te parle, souris, fais-toi oublier, et avec un peu de chance, l’auteur nous oublieras et je n’aurai plus à me faire bousculer par une voiture…

— Excuse-moi chéri, mais tout le monde n’a pas une tête de babouin en Sims 3, j’ai personnellement aucune honte à me montrer, moi !

— Oui, enfin, quand on se rapproche plus de la pintade que de l’humain, on évite de se moquer des autres, hein…

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Temps de lecture : 4 minutes

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=== 8 juin, 17 h 00 ===

Raphaël vient de quitter la chambre de sa fille.  Ses médecins ont déjà été plus que conciliants et compréhensifs avec lui en le laissant rester sur place plus longtemps qu’il ne le devait, mais il ne faut tout de même pas pousser mémé dans les orties et abuser de leur incroyable gentillesse.

Le père de famille erre donc dans le couloir principal de l’hôpital à la recherche de son fils aîné qui a soi-disant été emmené en salle de diagnostics.

Un quart d’heure plus tard, il retrouve son gosse après qu’on l’ait redirigé au moins six fois ; cet hôpital est vraiment immense !  Il est devant une grande et large pièce où Joakim semble discuter avec un groupe d’hommes en blouses ; sûrement l’équipe de diagnosticiens.

Tellement pris au jeu, dans son élément, il ne réalise pas la présence de son père.  Il est bien trop occupé à se concentrer sur ce qui se dit autour de lui, vu qu’il n’a encore jamais rien entendu d’aussi passionnant !  Assidu, il intervient souvent pour apporter sa pierre à l’édifice médical de ces hommes qui apprécient sa présence à leurs côtés.

« Son père n’a pas menti », pensent-ils tous.  « c’est un putain de surdoué. »

Dès qu’ils semblent l’avoir adopté, Joakim se dépêche de leur demander l’autorisation de mettre son nez dans la bibliothèque devant lui et sur laquelle il lorgne depuis son arrivée ici.  Bon nombre d’encyclopédies de médecine y figurent et tout le programme médical qu’un diagnosticien avale lors de ses interminables années d’études y figure.  L’équipe se sert très souvent de ces ouvrages pour se rafraîchir la mémoire.

La demande est touchante et acceptée.  Les diagnosticiens voient aussitôt Joakim commencer à faire défiler les pages de l’un des bouquins, les unes après les autres, à une vitesse assez incroyable.  Ils perdent soudain leur enthousiasme et commencent à s’intriguer, pensant à une mauvaise plaisanterie de la part du soi-disant jeune prodige,

L’un d’eux ose demander, l’air sceptique,

— Euh, tu lis vraiment, là ?  Parce que tu vas vite, je trouve !

Joakim n’attend pas pour esquisser aussitôt un sourire en coin, tout en se tapotant fièrement sa tempe droite à l’aide de son index,

— Je vous assure que désormais, le contenu de toutes les pages est là-dedans et il n’en sortira plus !

Derrière sa porte vitrée, Raphael réalise que son fils ne le remarquera pas de sitôt.  Il décide donc de rentrer chez lui pour prendre une bonne douche et pleurer sous le jet d’eau au souvenir de son fils fraîchement décédé, de sa fille très mal en point…

Il a besoin d’un break…

Il se couche ensuite sans manger et, alors qu’il fixe le plafond, il prie pour que sa fille s’en sorte et se demande si son aîné va se décider à l’appeler pour lui demander de venir le chercher à l’hôpital.

Ses nouveaux « amis » vont bien terminer leur journée un jour, non ?  À moins que ces gens-là travaillent h24 en ayant ni vie ni famille ?  Raphaël donnerait cher pour entendre sonner son téléphone portable, car il aimerait avoir son fils à ses côtés, pour ne pas vivre cette première soirée de deuil tout seul.  Il refuse d’appeler sa mère ou le moindre ami à la rescousse, mais il aimerait tant avoir sa dernière progéniture valide à ses côtés…  Son dernier gosse, actuellement kidnappé par des hommes en blouse, lui manque terriblement.  Il en grommelle de jalousie avant de regarder une nouvelle fois sa montre : L’heure tourne.  Ces gens-là ne dorment-ils jamais ???

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Temps de lecture : 3 minutes

 

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=== 8 juin, 20 h 00 ===

Encore sous le choc de ce qui est arrivé à sa compagne, Riley a refusé de souper, ce soir, pour préférer rester cloîtrée dans sa chambre en refusant de parler à qui que ce soit.

Dévorée par l’angoisse, elle meurt d’envie de voir sa copine car après le malaise de celle-ci aux Nationales, puis son arrivée à l’hôpital, personne sauf la famille de la danseuse n’a eu le droit de rester à son chevet.

La lycéenne ne sait donc que le strict minimum : que celle qu’elle aime est encore en soins intensifs à l’heure actuelle.  Une bien maigre information pour une névrosée qui se fait déjà des films terribles.

Une heure plus tard, sur la terrasse de leur maison, Molly n’est pas moins inquiète que sa demi-sœur.  La preuve, elle n’a pas pensé à célébrer sa prestation aux Nationales car cet instant marquant a encore un goût amer pour la danseuse.

Dans le ciel, elle croit soudain apercevoir une étoile filante.  Sans attendre, elle se presse de faire un vœu :

« Qu’on ne lui enlève pas sa rivale préférée : cette tête de con qu’elle apprécie tout de même énormément… »

 

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Stressé par l’état de sa nièce, Jeffrey quitte sa maison en compagnie de sa femme.  Il se rend chez sa mère pour soutenir sa sœur jumelle dans la dure épreuve qu’elle vit aujourd’hui. 

Le couple Beckers n’en revient toujours pas de l’évolution de cette journée sordide : le décès de l’adorable Alarich suivi de l’hospitalisation d’Erika, il y a de quoi perdre la boule.

Pendant un court instant et alors qu’il passe devant le domicile Bauer, il hésite à jeter un œil sur son demi-frère, avant de se dire que non, aujourd’hui, sa jumelle restera prioritaire à ses yeux.

Minayaverse

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