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Pendant ce temps, Paula Leinart, épouse Keller, est au téléphone avec son cher et tendre, chez elle, sur sa terrasse qui a une vue magnifique sur une partie de L.A. Avec calme et assurance, elle confesse son récent adultère et la réaction de son époux est immédiate :
— C’est une blague ?
— Je préférerai, crois-moi…
— Sachant que je rentre demain, tu aurais pu attendre un peu, histoire de ne pas me l’annoncer par téléphone.
— J’en aurais pas dormi de la nuit.
— Ça t’aurait pas fait de mal, de méditer un peu.
— Nous allons divorcer, n’est-ce pas ? On ne se relèvera pas de ça…
— Il y a des chances, oui, mais on en reparlera demain… C’est Wilfrid ?
Mike n’est pas idiot. S’il y a bien un homme sur terre qui peut amener son épouse sur les chemins de la trahison, ça ne peut être que l’ancien troublemaker. Il sait tout de leur histoire passée et Paula acquiesce d’ailleurs à sa déduction. Il n’en est pas surpris car rien que le fait que son épouse n’ait jamais voulu d’enfant après leur mariage lui en avait déjà prouvé beaucoup. Il ne s’en était pourtant jamais blessé car être père n’était pas non plus sa priorité dans la vie. Cependant, lorsque sa femme lui a soupiré ne pas posséder la fibre maternelle, il l’a immédiatement su menteuse. En effet, en parallèle de ces paroles stupides, elle passait son temps à babysitter les enfants Bauer… C’est à ce moment qu’il a compris que s’il avait été allemand et s’était nommé Wilfrid Mulher, elle aurait sans doute adoré lui faire un gosse !
— Tu sais que je t’aime, Mike…
— Je sais. Mais je ne suis pas Wilfrid.
— Je ne voulais pas te le cacher…
— Je sais et je te remercie pour ça.
— On va se quitter alors… ?
— Je pense, oui.
L’idée est là. divorcer et rester en bons termes. Le ton de Mike est calme et posé, tandis que Paula se sent terriblement mal. Sa peine est palpable alors qu’elle jette son couple aux ordures. A-t-elle eu raison de se montrer aussi honnête aujourd’hui ? Car dans un moment de panique et peu après avoir raccroché sa conversation, elle songe que jamais son Wilfrid n’abandonnera sa famille pour elle…
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=== 9 juin, 19 h 15 ===

Avec appréhension et accompagnée de ses deux parents, Hajer se dirige vers le poste de police le plus proche. Lorsqu’un agent de police s’approche finalement d’eux, l’air curieux, cherchant à comprendre la raison de leur présence ici, il répond avec assurance et courage :

— Bonjour, je suis ici pour me rendre. Je suis coupable de l’incendie de Black Coat Press et il y a quatre mois. J’ai laissé un innocent être enfermé à ma place. Son nom est Joey Sanders.