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Pendant ce temps, chez les Bauer, Erika est en train de se ronger les sangs dans sa salle de danse personnelle. Elle réfléchit à la chorégraphie qu’elle doit refaire avec Jonathan, alors qu’elle n’a plus aucune inspiration ni envie de s’atteler à cette lourde tâche.

Perdue, dans le brouillard, elle commence à se demander si elle ne devrait pas plutôt demander à leur professeur d’annuler leur candidature couple aux nationales. Cette idée l’humilie au plus profond, mais l’éventualité qu’elle ne puisse faire mieux que la prestation critiquée l’anéantit encore plus.

Joakim traverse soudain la terrasse et lui lance sans attendre une taquinerie :

— Salut, la Portugaise !

Constatant que son frère se retient de pouffer de rire en fixant le haut de ses lèvres, Erika rougit de honte puis court dans la salle de bains du rez-de-chaussée pour raser son duvet de poils à l’emplacement de sa moustache. Cela la frustre, l’agace. Elle, qui n’a jamais eu une pilosité abondante, doit désormais, depuis quelques jours, se raser quotidiennement à cet emplacement pour ne pas finir aussi velue qu’un homme…