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Folle de rage, de détresse et peu après le départ de son ex-meilleure amie, Trisha appelle Noah pour se confier, tout lui révéler, pleurer avec lui : elle a besoin d’un allié…
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Pendant ce temps, Joakim se dirige vers la sortie de l’hôpital pour le quitter et ne plus y revenir. Il en veut à sa cadette ! En chemin, un homme l’interpelle soudain. Il souhaite s’entretenir avec le fameux génie qui a alimenté tant de conversations, ces derniers jours.

Sa proposition est plutôt alléchante ; il offre à Joakim un cursus complet dans l’un des centres de formations du MIT situé à New York. Cette institution a des places limitées et des exigences incroyables pour y entrer et le jeune prodige y serait comme un poisson dans l’eau. Le recruteur certifie que la poignée d’élus formés dans cet établissement est toujours destinée à des avenirs glorieux.

La seule condition pour avoir immédiatement une place dans ce cursus, c’est de s’engager à signer un contrat d’embauche à durée indéterminée avec le laboratoire qui lui offre cette opportunité.
Il commencera à travailler pour eux dès la fin de sa formation.
Toujours sur les nerfs et de très mauvaise humeur, Joakim n’a, sur le coup, pas réellement envie de se pencher sur la question. Il prend toutefois la carte de l’intermédiaire, M. Douglas Villar, en promettant au concerné d’y réfléchir…
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De son côté et parce qu’elle est désormais seule au monde, Amy fonce chez son manager, valise en main, les yeux trempés de larmes de détresse. Elle tremble sur place et sanglote silencieusement, elle semble désemparée.
— Amy ? Quelque chose ne va pas ? s’inquiète aussitôt Richard.

Elle explose en sanglots. Il lui demande aussitôt ce qu’il se passe et elle lui renvoie que sa vie tout entière vient de partir en fumée. La jeune chanteuse pleure sans interruption, d’abord sur le perron, puis à l’intérieur de la maison de son manager, dans le creux de ses bras où elle se blottit avec désespoir.

Anéantie, elle craque et lui raconte ses mésaventures, dans plusieurs tirades maladroites et presque inaudibles :
— Trisha me hait… Noah va me haïr, Joakim va me mépriser. L’ensemble des Drifterz me cracheront bientôt dessus, ce connard de Kristofer a détruit ma vie !

Elle ne peut s’arrêter de pleurer et Richard, ne sachant plus comment la réconforter, lui propose soudain :
— Tu sais, si vraiment tu crains de côtoyer tes anciens amis, j’ai encore un pied-à-terre en Utah, alors si cela t’intéresse, on pourrait s’y rendre quelque temps. Le temps que tu te ressources loin de L.A., tu verras, le coin est magnifique, et les conditions seront optimales pour qu’on se recentre sur ta carrière, loin de tout ce qui te fait souffrir. Est-ce que cela t’intéresse ? De faire un break ?
– Je.. Je.. Mais c’est possible ? s’interroge Amy, surprise, tout en ravalant ses larmes. Co… Comment… ?
— Eh bien, il suffit de prendre l’avion, tu sais, ces grosses machines qui volent dans le ciel !
— Arrête de te moquer de moi !
— Désolé, sourit Richard avec amusement avant d’ajouter avec gentillesse, donc si ça te tente, on part quand tu veux.
— Ce soir, c’est possible ?
— Hein ?! Si vite ?! Attends, il faut qu’on s’organise quand même ! Que je prévienne la prod’ et tout !
— Tu m’as dit que c’était quand je veux !
— Certes… sourit Richard en ouvrant le clapet de son ordinateur portable. Bon eh bien, je vais voir si on peut avoir deux places dans le premier avion pour Saint-Georges.
— Merci Richard… recommence à sangloter Amy alors que son manager pianote déjà sur son clavier,
— Y a pas de quoi, fillette.
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Au même moment, un vieil homme suffoque au chevet de sa fille adoptive. Déclinant et entre deux vertiges, il prononce ses dernières paroles tandis qu’une ambulance appelée par Ashelia est déjà en route, et ce, malgré que Garett lui ait soupiré que cela ne servait à rien qu’elle se donne cette peine. Il sait bien que quoiqu’elle tente, il ne verra plus le soleil se lever à nouveau.

— Ma chérie… Écoute-moi… Tu vas prendre l’enveloppe dans ma table de nuit de gauche et te rendre à l’adresse inscrite dessus, mais tu ne vas pas l’ouvrir… Je te l’interdis, tu m’entends ? Elle n’est pas pour toi.
— Arrête de parler, tu dois rester calme en attendant qu’ils arrivent.
— Promets-moi de te rendre à l’adresse et de lui donner la lettre, sans essayer de la lire, promets-le-moi, Ashelia, promets-le-moi…
— Qu’est-ce que tu as encore fait ? Tu es allé trouver l’adresse de l’autre connard et tu veux tout lui dire sur moi, c’est ça ? Je t’ai déjà dit que je ne voulais rien savoir de lui, que je me fiche de lui ! Et puis arrête tes bêtises, car tu vas t’en sortir, arrête juste de parler et patiente en te reposant. Ils ne vont plus tarder.
— Non, c’est fini Ashelia, je le sais. Alors promets-moi d’aller là-bas et de lui donner la lettre sans la lire, je compte sur toi. Ne me laisse pas mourir dans l’angoisse de te laisser seule, je t’en prie, c’est ma dernière volonté, respecte-la !
— J’entends l’ambulance, je vais leur ouvrir, renvoie Ashelia sans se préoccuper de ce qu’il dit.
Il est inconcevable qu’elle le perde aujourd’hui, cela ne peut se produire et elle ne veut pas l’imaginer. Il est vieux et malade, certes, mais il n’est pas encore bon pour la casse. Il a encore de longues années devant lui et ça, elle le sait ! Que sous ses rides et son air abîmé par la vie, il a encore quelques ressources ! Elle croit en lui, car c’est un battant ! Il en a vu d’autres dans sa vie bien remplie et elle est certaine que dans quelques jours, il sera remis de tout ça. Ils en rigoleront ensuite tous les deux, de son envie qu’elle contacte un abruti !!