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Sans attendre une minute de plus, il revient dans la salle de recherches aussi vite que ses jambes le lui permettent pour relire ses inscriptions sur son tableau blanc.  Il place la dernière pièce du puzzle…  puis attend en se rongeant les ongles l’arrivée du premier diagnosticien.  Il a besoin d’un IRM au plus vite…

L’un de ces hommes arrive peu après mais il n’aura pas le temps d’avaler son expresso du matin que Joakim l’incite à foncer faire l’examen désiré.  Il lui demande de chercher la preuve que sa sœur n’est pas plutôt son frère, tout en lui indiquant les parties exactes du corps dont il aimerait avoir les scans.

Ne pouvant pénétrer lui aussi dans la salle d’IRM, le jeune Bauer revient dans celle de recherches pour patienter jusqu’aux résultats demandés, tandis que le diagnosticien délégué pour cette tâche tombe de haut en l’exécutant.  Il n’en revient pas que ni lui, ni ses collègues n’ont su remarquer ce qu’un gosse a fini par découvrir, après seulement trois jours et une nuit de recherches. 

Comment a-t-il su ?  Comment a-t-il pu seulement penser à un éventuel hermaphrodisme de sa sœur ?

Choqué par le talent du jeune prodige, le diagnosticien revient en salle de recherches pour confirmer la crédibilité de ses dires et alors que toute l’équipe s’exclame devant la nouvelle, aux anges d’avoir enfin l’illumination qui va leur permettre de soigner leur patiente, Joakim, lui, s’endort sur le canapé de la salle.

À la fois touchés et impressionnés par sa persévérance, l’ensemble de l’équipe décide de quitter la pièce pour le laisser s’y reposer, seul, dans l’obscurité et le silence.

Après ces trois jours et une nuit, il l’a bien mérité, le repos du guerrier…