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=== 9 juin, 8 h 00 ===

Joakim n’a pas dormi de la nuit et lorsque l’équipe de diagnosticiens arrive dans leur salle de travail pour commencer leur journée, ils le retrouvent occupé à griffonner ses recherches sur leur tableau blanc.  Ils constatent aussi très vite que leur bibliothèque est soigneusement rangée, exactement comme avant que le petit prodige ne mette son nez dedans.

Le jeune Bauer a tout avalé pendant la nuit et désormais, il a la tête aussi remplie de connaissances théoriques que les meilleurs diagnosticiens du pays.  Son visage fatigué, à la suite de sa nuit blanche, est cependant animé par une flamme qui impressionne les hommes autour de lui.  Ce môme semble à sa place, ici, dans leur salle de recherches. Il prend véritablement son pied à réfléchir avec eux, écrivant sur le tableau blanc de la main gauche, comme un parfait ambidextre, alors qu’il a toujours été droitier.

Le jeune génie impressionne ceux qui l’entourent au point que le directeur de l’hôpital commence à passer de temps en temps dans le couloir parallèle à la salle de recherches pour l’observer…  « Mais qu’est-ce que c’est que ce gosse ? » songent-ils tous.

 

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=== 9 juin, 15 h 00 ===

 

Les heures s’étirent interminablement, et les époux Bauer s’efforcent de naviguer, chacun à leur manière, à travers le tumulte des événements tragiques qui bouleversent aujourd’hui leurs existences.

Éva, le visage empreint de fatigue et de désespoir, se réfugie dans la chapelle de l’hôpital.  Elle s’agenouille sur le banc en bois usé, les mains jointes, ses lèvres murmurant des prières silencieuses tandis que les larmes coulent sur ses joues.  Pendant ce temps, son époux, le visage marqué par une fatigue accablante, arpente les couloirs froids et impersonnels près de la salle de diagnostic. Il jette des regards anxieux à travers la vitre où leur fils aîné, entouré de médecins, se bat toujours avec acharnement pour sauver sa cadette.