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Tandis que les Drifterz passent leur fin de journée ensemble, dans la bonne humeur et l’enthousiasme, Trisha, elle, se retient d’exploser en sanglots devant son petit ami. Elle regrette de l’avoir retrouvé en ville pour passer du temps avec lui !! Elle le déteste ! Il est idiot, bête et méchant !

Elle ne veut pas pleurer devant lui, il n’en mérite pas tant. Il l’écoeure et elle le lui avoue soudain.

« Elle n’en pouvait plus de leur histoire sordide et de leur incapacité à rester tranquillement ensemble, rien que tous les deux, sans qu’ils ne finissent par avoir envie de s’égorger mutuellement. Se pourrait-il qu’il n’y ait déjà plus rien entre eux ? Serait-il possible qu’ils soient déjà arrivés au bout de leur relation ? « Qu’ils n’aient déjà plus rien à partager ? »

La rouquine le déteste autant parce que, même si elle sent la fin de leur histoire approcher depuis un moment, elle aime encore son compagnon plus que tout au monde. Elle l’adore sincèrement, mais supporte de moins en moins ses défauts ainsi que sa présence…

Elle garde toutefois ces pensées-là pour elle, car ce crétin ne mérite pas aujourd’hui qu’elle lui rappelle qu’elle l’aime. Il ne doit désormais que rester seul dans une longue et douloureuse méditation, qui devrait lui faire réaliser à quel point il œuvre chaque jour dans la destruction de son propre couple…

Alors, elle tourne les talons et s’en va. Elle le plante à la sortie du cinéma. Elle ne souhaite même pas qu’il la ramène chez elle. Elle lui clame préférer les transports en commun à sa présence.

De son côté, Joakim ne comprend pas ses yeux humides et il reste bête, inapte à gérer une telle situation. Il perd pied face à la déception de sa rousse et ne la comprend pas. Se pourrait-il que l’erreur vienne de lui ? Serait-ce lui le problème ? Mais pourquoi ? Il se pose la question, mais ne sait toutefois pas ce qu’il pourrait tenter pour comprendre les réactions de sa compagne.

Alors, l’air perdu et anxieux de ne plus rien savoir maitriser, il glisse sa main droite dans la poche du jean qu’il a porté la veille, pour en extraire la carte donnée par son prof, ainsi que son téléphone portable.

La secrétaire du psychologue lui répond très vite et le met aussitôt en relation avec celui qui attendait son appel avec impatience : son beau-frère l’avait en effet informé de la possibilité que l’un de ses élèves le contacte dans les jours à venir…